Choisir son prestataire pour refaire sa boutique WooCommerce
Le prix ne suffit pas pour choisir qui refera votre boutique. Voici comment comparer les profils, vérifier ce qu’on vous promet et signer un contrat qui vous protège, que vous choisissiez WP Solution ou un autre prestataire. Si votre boutique est seulement lente, voyez d’abord notre méthode pour l’accélérer.
Les types de prestataires
Aucun profil n’est meilleur par principe : tout dépend de la taille de votre boutique et de qui l’entretiendra ensuite.
| Prestataire | Atouts | Limites |
|---|---|---|
| Indépendant | Un interlocuteur unique, qui fait lui-même le travail | Une seule personne : que se passe-t-il en cas d’absence ou d’arrêt ? |
| Agence web généraliste | Plusieurs métiers réunis : design, développement, contenus | L’e-commerce n’est qu’une activité parmi d’autres |
| Agence spécialisée en e-commerce | Connaît la reprise des données, le paiement, la livraison, Google Shopping | Peut imposer ses outils ou sa maintenance |
| Hébergeur qui crée des sites | Un seul contrat pour le serveur et la boutique | Partir devient difficile si tout est chez lui |
| Plateforme de mise en relation | Des profils faciles à comparer, avec les avis des clients | Qualité inégale, et le contrat reste à négocier |
Sur Malt, par exemple, les profils affichent les avis des clients précédents, et le freelance doit réaliser la mission lui-même : les conditions de la plateforme interdisent la sous-traitance1.
Ce qu’il faut vérifier avant de signer
- Des boutiques réalisées, encore en ligne. Visitez-les sur votre téléphone : recherche, fiche produit, panier. Testez leur vitesse vous-même, comme expliqué dans notre guide sur les boutiques lentes : une maquette ou une capture d’écran ne prouve rien.
- Des références joignables. Appelez des clients : délais et budget tenus ? Réactivité après la mise en ligne ? Le choisiraient-ils de nouveau ? Google donne le même conseil à qui choisit un référenceur : vérifier ses références et demander à d’anciens clients si le travail était sérieux et s’il a payé2.
- Qui fera vraiment le travail. Demandez les noms et les rôles : qui dessine, qui développe, qui reprend les données, qui répond après le lancement. Faites préciser par écrit si une partie est confiée à un autre prestataire, et qui prend le relais en cas d’absence.
- La méthode. Demandez comment seront faits l’inventaire des adresses actuelles, le plan de redirections et les tests avant la mise en ligne, les étapes décrites dans notre guide pour refaire sa boutique sans perdre sa place sur Google. Demandez à voir le plan de redirections d’un projet passé.
- La maintenance. WooCommerce publie une nouvelle version environ toutes les cinq semaines3. En 2025, 11 334 failles de sécurité ont été découvertes dans l’univers WordPress, à 91 % dans des extensions ; pour les plus exploitées, les attaques en masse commençaient en médiane cinq heures après leur publication4. Demandez qui fait les mises à jour, à quel rythme, s’il les teste sur une copie, où sont gardées les sauvegardes et en combien de temps il intervient en cas de panne.
- La réversibilité, c’est-à-dire la possibilité de partir. WordPress et WooCommerce sont des logiciels libres, et WooCommerce rappelle que vous restez pleinement propriétaire de vos contenus et de vos données5. L’enfermement vient d’ailleurs : outils maison, comptes ou accès gardés par le prestataire. Demandez comment vous récupéreriez à tout moment une sauvegarde complète, base de données et fichiers, le code écrit pour vous et la liste des extensions avec leurs licences.
Ce que le contrat doit prévoir
Pour comparer le prix et le contenu des devis, reprenez les questions de notre guide sur le prix d’une refonte. Faites ensuite écrire ces points dans le contrat.
- La propriété de ce qui est créé pour vous. En droit français, le code, le design, les textes et les photos peuvent être protégés par le droit d’auteur, et le simple fait de payer leur création ne vous en transfère pas les droits6. Le Code de la propriété intellectuelle prévoit que leur cession soit écrite, chaque droit cédé étant nommé, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée7. Malt le rappelle à ses clients : seuls les droits explicitement cédés vous appartiennent8.
- Les comptes à votre nom : nom de domaine, hébergement, Search Console, Merchant Center, moyens de paiement, licences des extensions payantes. Pour un nom en .fr, l’Afnic précise que le titulaire est celui qui figure dans sa base Whois, et cite le cas de prestataires qui l’enregistrent à leur propre nom9. Dans la Search Console, restez propriétaire et ajoutez le prestataire comme utilisateur : seuls les propriétaires peuvent donner des accès10.
- L’échéancier : des paiements liés à des étapes que vous pouvez vérifier, comme les maquettes validées, la boutique de test ou la mise en ligne, plutôt que tout d’avance, avec un solde après le lancement. Joignez-y le calendrier, avec ce que chacun doit fournir et quand.
- La garantie : combien de temps les défauts sont corrigés sans frais après la mise en ligne, ce qui en est exclu, et son point de départ : la validation finale, souvent appelée « recette », ou le lancement. Elle ne remplace pas la maintenance, à prévoir à part.
Ce guide ne remplace pas un conseil juridique : si l’enjeu est important, faites relire le contrat par un avocat avant de signer.
Les signaux d’alerte
- Une promesse de première place sur Google, ou un démarchage par e-mail que vous n’avez pas demandé. Google l’écrit lui-même : personne ne peut garantir cette place ; si on vous la promet, il conseille de chercher quelqu’un d’autre, et de se méfier de ces e-mails11.
- Un refus de vous donner les accès : administration de la boutique, hébergement, nom de domaine, comptes Google.
- Des outils maison qui vous enferment : thème, constructeur de pages ou hébergement que vous ne pouvez pas emporter, licences au nom du prestataire.
- Pas de devis écrit, ou un devis vague : vous n’aurez rien à comparer, ni rien à opposer en cas de désaccord.
Ce que propose WP Solution
WP Solution reconstruit les boutiques WooCommerce en PHP, avec des pages envoyées complètes par le serveur. Produits, variantes, photos, clients, commandes et avis sont repris, et chaque ancienne adresse renvoie vers la nouvelle page. Une refonte prend en général 6 à 10 semaines selon la taille du catalogue et les outils à connecter ; nous suivons ensuite la boutique dans Search Console et Merchant Center. Posez-nous les questions de ce guide : demandez votre devis gratuit, réponse sous 24 h et sans engagement.
Questions fréquentes
Vaut-il mieux un indépendant ou une agence ?
Tout dépend du projet et de la suite. Un indépendant expérimenté convient à une boutique simple, s’il a prévu qui le remplace en cas d’absence. Une agence se justifie quand il faut plusieurs métiers à la fois : design, développement, reprise des données, référencement.
Faut-il un cahier des charges ?
Oui, même court : ce que vous gardez (produits, clients, commandes, avis, adresses), les outils à connecter, les langues, les délais. France Num, l’initiative de l’État pour le numérique des petites entreprises, en propose des modèles12.
Comment vérifier que le nom de domaine est à mon nom ?
Pour un nom en .fr, cherchez-le dans le Whois de l’Afnic, sur afnic.fr : la ligne du titulaire doit indiquer votre entreprise. Pour les autres extensions, interrogez la société chez qui le nom est réservé, appelée bureau d’enregistrement.